1856, le premier train arrive et Ambérieu-en-Bugey change de voie…
Des habitants affluent, des emplois naissent, des écoles s’élèvent et un nouveau quartier voit le jour.
170 ans d’histoires, de départs et de retours.
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Réponse b – La liaison Lyon-Genève En 1854, la Compagnie du chemin de fer de Lyon à Genève (LG) entreprend les travaux et fait d’Ambérieu le principal nœud ferroviaire du territoire, avec la mise en circulation d’un premier train en juin 1856. Cette implantation ferroviaire trouve toutefois son origine dans des enjeux politiques apparus dès 1853, notamment liés aux ambitions expansionnistes de Napoléon III sur la Savoie, qui n’est alors pas encore française. Ambérieu réunit à cette époque de nombreux atouts : – Sa situation à 50 km de Lyon, correspondant à l’autonomie moyenne des locomotives à vapeur ; – De vastes plaines favorables au développement d’infrastructures ferroviaires ; – La présence de carrières et de gravières, indispensables à la construction et entièrement mises à disposition par la commune à la compagnie ; – Une localisation stratégique à l’entrée du massif bugiste, facilitant la desserte de la basse vallée de l’Albarine. (Source : Gérard Joud, Voies ferrées de l’Ain, tome 2 – Ambérieu cité cheminote, 2010) |

Réponse : Les plaines en contrebas du Bourg ont été choisies pour des raisons géographiques et économiques.
À l’époque, l’emplacement envisagé pour la gare se situe au milieu des prés et de champs, à plus de 1 500 mètres du bourg d’origine.
Naturellement, ce choix suscite dès l’origine une vive opposition de la part des notables et des élus locaux, qui souhaitent que son implantation soit au plus près bourg.
Malgré ces protestations et un « contre-projet » d’une seconde gare de voyageurs à implanter au pied du coteau, la compagnie reste inflexible. Toutefois, en contrepartie, celle-ci finance le percement de l’avenue reliant la gare au centre-ville.
Ainsi, un second pôle d’habitation et d’activité économiques s’est progressivement développé autour de la gare et des axes qui y mènent.
(Source : Gérard Joud, Voies ferrées de l’Ain, tome 2 – Ambérieu cité cheminote, 2010)


| Réponse c : Paris – Lyon – Méditerranée PLM est l’acronyme de la compagnie Paris Lyon Méditerranée issue de la fusion en 1857, des compagnies Paris à Lyon et Lyon à la Méditerranée (LM). En 1855 la compagnie LM avait elle-même racheté la Compagnie du Lyon Genève (LG) créée en 1853 pour relier Lyon à Genève ainsi que Mâcon-Bourg-Ambérieu. C’est à cette période que débute l’essor démographique d’Ambérieu. (Source : Gérard Joud, Voies ferrées de l’Ain, tome 1 – L’étoile Ferroviaire d’Ambérieu, 2008) |
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Réponse a : les enrayeurs « Les sauvages » est un terme cru et lourd de sous-entendus désignant les enrayeurs ou caleurs qui s’étaient eux-mêmes affublés de ce surnom pour se distinguer des autres travailleurs du chemin de fer. Leur rôle était d’arrêter les wagons à l’aide d’un sabot à main, de jour comme de nuit, par temps clair ou dans le brouillard. Ils prenaient des risques insensés pour arrêter les wagons qui leur fonçait dessus à un rythme soutenu. Si le wagon était « loupé » par l’enrayeur, c’était le tamponnement assuré dans un bruit fracassant résonnant dans la ville. Les enrayeurs travaillaient sur la gare de triage dont l’impressionnant réseau de faisceaux a valu à Ambérieu le nom « d’étoile ferroviaire » se distinguant ainsi parmi les plus importantes gares de triage de l’époque. (Source : Gérard Joud, Voies ferrées de l’Ain, tome 2 – Ambérieu cité cheminote, 2010) |

| Réponse b : La création d’un nouveau quartier La demande en main-d’œuvre était très importante, et la population n’a cessé de croître, connaissant un véritable boom démographique dans les années 1920-1930. En 1931 plus de 80% de la population vit du chemin de fer ! Ce développement a façonné le quartier avec la création, dès 1882, de la coopérative des cheminots, ainsi que de cafés, d’hôtels et de commerces, sans oublier l’école des apprentis. L’école Morel, dont le projet est lancé en 1893 et réalisé vers 1910 sur le site de l’ancienne Poste de la Gare, devient la première école d’enseignement général du quartier. En 1919, les cités ouvrières provisoires, constituées de baraquements, accueillaient les mécaniciens et cheminots dans l’actuelle rue Girod de l’Ain. Bien connu des Ambarrois, ce quartier surnommé le « village nègre » ferait référence selon les hypothèses à l’arrivée d’immigrants russes au teint basané, ou encore à l’apparence des forçats du rail aux tâches très salissantes.Aujourd’hui, il est encore possible de retrouver les traces de cette histoire dans le quartier :
(Sources : Gérard Joud, Voies ferrées de l’Ain, tome 2 – Ambérieu cité cheminote, 2010 |
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