Le Bugey

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Le Bugey

Blotti entre les rives du Rhône, de l’Ain et les hauts sommets alpins bât le coeur du Bugey. Pour découvrir ce “vrai jardin anglais de cent lieues carrées” que décrivait Brillat-Savarin, l’enfant du pays, il vous suffit de pousser la porte.

Le Bugey est une terre d’accueil et ses habitants aiment à partager les richesses dont la nature a bien voulu les doter. Pour ce faire, ce pays à ses lieux cultes qui servent de fil conducteur à cet itinéraire.

Les caveaux, puisqu’ici tout commence autour d’un verre de vin ; les fours à pain, lieux de convivialité par excellence. Faire goûter, faire aimer, pour faire du visiteur un ami.

Grangeons et fours

Les grangeons, lieux de convivialité

Ils étaient construits en commun par plusieurs vignerons dont les vignes voisinaient dans un même coin du terroir.
Généralement construit à flanc de coteau, le grangeon était pris dans la colline. Une pièce basse et semi-enterrée servait de cave, alors qu’une pièce plus haute faisait office de cuisine.
Le grangeon était le lieu de vie des vignerons lorsque les trop longues journées de labeur les empêchaient de retourner manger chez eux. Il était aussi le cadre de ces réunions d’hommes, petits comités de bons vivants, qui venaient échanger et boire ensemble le vin.

Les fours à pain

Autrefois, dans chaque communauté, il y avait un ou plusieurs fours. Le four appartenait soit au seigneur, dans ce cas il était banal, soit à des particuliers qui percevaient à chaque cuisson une certaine redevance à leur profit.

A cette époque, c’est à dire au Moyen-Age, le pain restait l’aliment de base pour la plus grande partie de la population, avec les bouillies de céréales. Chaque famille cuisait son pain pour dix ou quinze jours.
Construits en pierre, souvent coiffés de lauses, les fours font partie de la richesse architecturale du Bugey. L’avancée dite « Chapelle » isole le four du froid. Sa voûte maçonnée empêche le contact des braises avec la charpente.

Aujourd’hui, la cuisson artisanale du pain et des tartes de pays est désormais prétexte aux fêtes des fours, qui s’égrènent de mars à septembre dans les villages des montagnes du Bugey.